Suite n°4

  • Conception Encyclopédie de la parole & Ictus
    Composition dramaturgique  Joris Lacoste
    Composition musicale instrumentale  Pierre-Yves Macé
    Composition musicale électro-acoustique  Sébastien Roux
    Mise en scène Joris Lacoste
    Collecte des documents Joris Lacoste, Oscar Lozano Pérez et Elise Simonet
    Son Stéphane Leclercq et Alexandre Fostier
    Lumière et scénographie Florian Leduc
    Création graphique Oscar Lozano Pérez
    Collaboration artistique Elise Simonet, Oscar Lozano Pérez et Nicolas Rollet
    Production et administration Edwige Dousset et Garance Crouillère assistées de Victoire Costes
    Avec
    Hugo Abraham (contrebasse, basse électrique)
    Tom De Cock (percussion)
    Chryssi Dimitriou (flûtes)
    Luca Piovesan (accordéon)
    Jean-Luc Plouvier (claviers, électronique)
    Eva Reiter (viole de gambe, flûte Paetzold)
    Primož Sukič (guitare électrique,  mandoline, banjo)Production Echelle 1:1 (compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Île-de-France et par le Conseil régional d’île-de-France), en partenariat avec Ictus (ensemble soutenu par la Commission Européenne, la Communauté Flamande – Vlaamse Overheid et Vlaamse Gemeenschapscommisie)
    Avec la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de son programme New SettingsCoproduction MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis / Festival d’Automne à Paris,Théâtre National de Strasbourg, Wiener Festwochen, KunstenFestivalDesArts, Kaaitheater, Ensemble Ictus, Teatro Municipal do Porto, Le Quartz – Scène Nationale de Brest.
    Avec la participation du DICREAM
    Pièce accueillie en résidence aux Subs, Lyon, Saison 2019-20, à la MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis et au Théâtre National de Strasbourg

    Crédit photographique  GHOST Editions
    Durée estimée 2h15 sans entracte

    Collecteurs invités Harris Baptiste (HT), Charlotte de Bekker (NL), Tom Boyaval ( ), Sachith Joseph Cheruvatur (ML), Sibel Diker (TR), Julie Etienne, Lucas Guimarães (BR), Otto Kakhidze (KA), Priscila Natany (BR), Nicolas Rollet (IT), Ghita Serraj (AR), Prodromos Tsinikoris (GR), Ece Vitrinel (TR)
    Avec l’aide de Naby Moïse Bangoura, Anne Chaniolleau, Maria Cojocariu, Hélène Collin, Pauline et Balthazar Curnier-Jardin, Monica Demuru, Guillaume Deloire, João Fiadeiro, Karin de Frumerie, Fanny Gayard, David-Alexandre Guéniot, Hannah Hedman, Oleg Khristolyubskiy, Anneke Lacoste, Kathy Kyunghoo Lee, Sabine Macher, Federico Paino, Jin Young Park, Sergiu Popescu, Kittisak Pornpitakpong, PIrina Ryabikina, Bernhard Staudinger, Giorgia Vignola, Ling Zhu

Pour le dernier spectacle de la série des Suites, l’Encyclopédie de la parole a choisi de faire entendre directement le matériau qui constitue sa collection sonore et sert à écrire ses spectacles : les enregistrements de parole.

Ce ne sont donc ici plus des acteurs qui redonnent corps à des voix disparues, mais les personnages eux-mêmes qui reviennent du passé pour nous parler avec leurs voix propres, leur mélodie originale, leur timbre inimitable, leur souffle particulier.

Sonorisées par Sébastien Roux, les paroles entrent et sortent de scène, transportant avec elles des espaces, des images, des situations, des frictions, des blocs de tension ou d’émotion, des événements majeurs ou minuscules — mille détails vivants que l’enregistrement a gravés et qui se rejouent une nouvelle fois pour nous.

Comme dans un opéra, les voix sont soutenues, emportées, transportées par de la musique instrumentale : interprétée par 7 membres de l’ensemble Ictus, la partition de Pierre-Yves Macé déplace l’écoute et révèle des accents enfouis. En croisant l’acoustique et l’électrique, en convoquant des associations de timbres insolites, elle exacerbe la perception et suscite des émotions littéralement inouïes.

Une sorte de théâtre de fantômes, donc, mais avec des spectres bien vivants, en couleur, — qui parlent, chuchotent, crient, apostrophent, rient, dialoguent, comptent, racontent, expliquent, prêchent et consolent, ragent et encouragent, désirent et regrettent, prient et remercient, dansent et souffrent et jouissent et vivent et ne veulent pas mourir.

En s’attachant aux infimes et infinies modulations de la parole humaine, Suite n°4 est une célébration du plus vivant et du plus fugitif : une manière de faire retentir, une dernière fois, “l’inflexion des voix chères qui se sont tues”.

 

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